Réponses sur le salut

Question de Spyrith :

Dans l’oeuvre, quelle serait notre finalité?

 

Bonjour Spyrith,

 

C’est en effet une question essentielle. (Se) la poser, c’est se donner « en filigrane » la réponse, comme mettre le papier photo dans le révélateur…

 

Si on veut voir qu’il y a finalité, je l’exposerais là ainsi, disant qu’elle s’opère en deux mouvements : un premier indépendant de nous-même, et l’autre dépendant de notre réponse.

 

Le 1er nous projette – ou jette – dans cette existence à notre totale insu, avec pour vue majeure la conscientisation à partir de notre matière informée vers ce devenir. On naît pour accéder à cette conscience d’être soi, entité ou personne unique pourvu de capacités et potentialités, mais aussi de limites – naturelles et dramatiquement surnaturelles, ce qu’exprime la mort physiologique…

 

C’est le travail de cette contrainte incontournable entre cette sorte d’unité –contestée jusqu’en soi – qu’on est devenu, qui veut et qui peut (un peu), et un environnement dont le fond est merveille et discorde, sympathie et séparation, amour et hostilité, qui tend à nous ouvrir à la 2e étape qui constitue notre finalité.

 

L’ouverture vient de la vérité admise, vue et acceptée de notre incapacité foncière à dépasser – sans Dieu – notre condition de souffrance, d’agitation et de mort latente – voire patente.

 

Et donc la finalité nous est révélée comme la possibilité d’une éternisation de notre être personnel (âme et corps compris). Ce que je suis (devenu) peut sortir de la trame de l’espace et du temps, accéder à la vie qui n’est pas en nous-même mais en Dieu, la vie éternelle.

 

Et c’est là que la condition d’accession peut nous être révéler, disponible et parfois pas loin de nous depuis longtemps, mais peut-être jamais encore jusqu’à être reçue au cœur de notre moi conscient de sa vérité.

 

C’est là que Jésus dit au croyant Nicodème parvenu au bout de ses premiers mouvements, que « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais qu’il ait la vie éternelle. » (Evangile par Jean, chap. 3, vers. 16.

 

Voilà la finalité, le Pour quoi on est né : pouvoir choisir de croire que Dieu veut partager son éternité avec cette personne minuscule que nous sommes, petite, méprisable, misérable dans sa finitude temporelle et face à ses propres manquements de conscience… mais secourable… si on le veut !

 

 

Dieu lui-même te rende vivant son dessein, l’œuvre, projeté en faveur de ta réalité propre… voire de celle de quiconque lit et discerne là le sens profond de son émergence en tant que personne conçue, réalisée et encore réalisable.

 

Bien cordialement

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Question de Silver : 

Pourquoi le sacrifice de Jésus était nécessaire ?

Pourquoi Dieu a-t-il donné son fils en sacrifice pour l’humanité ? Où est le rapport entre le péché d’Adam et le fait que Jésus devait mourir ?

 

 Salut Silver

 

Jésus est le terme d’une révélation progressive de Dieu concernant ce qui est nécessaire, selon la justice divine, pour que l’homme puisse être effectivement pardonné et par là aussi réintégré dans un dessein spirituel éternel.

 

En voici les premières et principales phases :

 

I -  DES LE DEPART DE LA CHUTE

            « L’Eternel-Dieu fit à Adam et à sa femme des habits de peau, et il les en revêtit. » (La Bible : Torah, Genèse 3.21)

 

A retenir : Dieu dut tuer un (plutôt deux) animaux innocents pour redonner à ceux qui avaient péché une dignité humaine par le pardon de leurs fautes…

 

II – AVEC CAÏN ET ABEL

            « Abel fut berger, et Caïn fut laboureur. Au bout de quelque temps, Caïn fit à l’Eternel une offrande des fruits de la terre ; et Abel, de son côté, en fit une des premiers–nés de son troupeau et de leur graisse. L’Eternel porta un regard favorable sur Abel et sur son offrande ; mais il ne porta pas un regard favorable sur Caïn et sur son offrande. » (Torah, Genèse 4.2,5)

 

A retenir : Dieu n’agrée de la part des croyants que les sacrifices qu’il a prescrits lui-même > les offrandes à notre façon, nos pratiques religieuses (ou autres oeuvres humanistes) n’ont pas vocation de racheter nos fautes…

 

III – AVEC ABRAHAM

            « Dieu lui dit : Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac… offre–le en holocauste… Isaac, parlant à Abraham, son père, dit : Mon père ! Et il répondit: Me voici, mon fils ! Isaac reprit : Voici le feu et le bois ; mais où est l’agneau pour l’holocauste ? Abraham répondit : Mon fils, Dieu se pourvoira lui–même de l’agneau pour l’holocauste… Abraham éleva un autel, et rangea le bois. Il lia son fils Isaac, et le mit sur l’autel, par–dessus le bois. Puis il étendit la main, et prit le couteau, pour égorger son fils.

Alors l’ange de l’Eternel l’appela des cieux, et dit : Abraham ! Abraham ! Et il répondit : Me voici ! L’ange dit : N’avance pas ta main sur l’enfant, et ne lui fais rien ; car je sais maintenant que tu crains Dieu, et que tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique. Abraham leva les yeux, et vit derrière lui un bélier retenu dans un buisson par les cornes ; et Abraham alla prendre le bélier, et l’offrit en holocauste à la place de son fils. Abraham donna à ce lieu le nom de Jehova–Jiré. C’est pourquoi l’on dit aujourd’hui : A la montagne de l’Eternel il sera pourvu. » (Torah, Genèse 22).

 

A retenir : 1/ Le sacrifice sanglant est toujours la nécessité pour quiconque veut vivre ici-bas une relation avec Dieu restaurée;

2/ Mais le sacrifice final que Dieu demande, c’est celui d’une personne humaine, d’un fils unique, auquel il pourvoira lui-même, en son temps…

 

IV – AVEC MOÏSE

            Dieu vient expliquer POURQUOI du sang doit être ainsi versé. « Car l’âme de la chair est dans le sang. Je vous l’ai donné sur l’autel, afin qu’il servît d’expiation pour vos âmes, car c’est par l’âme que le sang fait l’expiation. » (Torah, Lévitique 17.11). L’enseignement est :

1- la vie psychique (âme, psyché, le moi) de toutes les créatures est reliée à leur corps par le sang. Enlever le sang d’un corps c’est donc provoquer sa mort;

2- les péchés, nos fautes, nous font mourir à Dieu (mort spirituelle, retrait de l’esprit de Dieu en nous), ici-bas et pour l’éternité.

3- Selon sa justice basique intransigeante (œil pour œil, dent pour dent, vie pour vie), Dieu exige que tout pécheur ne puisse retrouver sa vie spirituelle (son esprit) qu’au prix d’une mort à la place de la sienne, seule la mort d’un autre opérant par substitution le pardon qui permet à Dieu de redonner son esprit. 

4- Bien comprise, la religion (ou Torah) donnée par Dieu à Moïse

- n’est pas que le recul qu’on peut apercevoir par rapport à ce que Dieu a révélé à Abraham (qui disait que c’est la foi liée à un sacrifice humain qui serait un jour la solution finale au problème de notre séparation avec lui);

- c’est un moyen donné pour y voir plus clair, sa finalité devant être comprise comme étant de permettre à tout être humain de réaliser combien il est incapable par lui-même de ne pas pécher et tout aussi incapable d’obéir à tout ce que Dieu exige(rait) pour que l’homme soit sanctifié au point d’avoir une relation restaurée avec son Créateur.

 

A retenir : Eriger ou envisager un ensemble de lois morales comme un système seulement imposé à l’homme par Dieu (concept de religion) – sans que cela lui transmette aucune force pour changer la nature de son cœur – ne peut être une fin en soi : Juste le moyen de convaincre l’homme honnête de son incapacité de plaire à Dieu et de se sauver par ses propres forces…

 

V – AVEC JESUS

            « Voici l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde. » (Evangile de Jean 1.29) annonce le prophète Jean le Baptiste en voyant paraître Jésus. Il est Celui par qui Dieu va pourvoir au sacrifice pour le pardon des fautes de tous les hommes et pour le don de son Esprit (le Saint-Esprit) qui est la vie éternelle.

 

1- La mort de Jésus sur une croix constitue le sacrifice ultime, plus excellent que tout autre, prévu par Dieu et annoncé par les prophètes (Moïse, Esaïe, Zacharie, Jean le Baptiste, Jésus lui-même);

 

2- Le sang de Jésus versé à la croix supprime la nécessité des autres sacrifices en accomplissant la justice parfaite de Dieu selon que « si nous marchons dans cette lumière, le sang de Jésus-Christ nous purifie de tout péché. » (1ère lettre de Jean 1.7-9)

 

3- La croix est l’autel sur lequel fut transcendé le dilemme de l’amour inconditionnel de Dieu (qu’il ne peut manifester et accorder aux pécheurs dans leurs offenses) et de sa  justice incompressible (qui nous vaut, par nos offenses une mort éternelle… si nous ne sommes pas pardonnés et ne recevons pas la vie – éternelle – de Dieu (son Esprit) en nous).

 

Au final, la Bible montre que la connaissance, la compréhension et la foi (ou adhésion à ces vérités de Dieu) sont le moyen générique pour être sauvé (rejoindre le Paradis éternel divin ou, autre expression : être mis en Christ) :

 

« Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. 18  Et tout cela vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par Christ… 19  Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui–même, en n’imputant point aux hommes leurs offenses, et il a mis en nous cette parole de la réconciliation… comme si Dieu exhortait par nous ; nous vous en supplions au nom de Christ : Soyez réconciliés avec Dieu ! 21  Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu. » 2e lettre aux Corinthiens ch. 5

Bien cordialement

Vouloir appréhender le monde spirituel avec le mental c’est comme vouloir capturer de l’eau avec une passoire?

Bonsoir Marc,Que voilà une grande vérité !C’est pour cela que la et les religions ça sent souvent pas bon, pas la vérité, pas la lumière, pas la transparence, pas la joie du salut, pas l’authentique…Faute d’avoir saisi le salut de Dieu et la réalité de notre constitution tri-unitaire, corps, âme et esprit, comme dit notamment en 1ère aux Thessaloniciens ch.5, vers. 23, on est livrés à une large confusion qui va de l’incrédulité totale à la pire des expressions de religiosité (par l’âme, mental ou psychisme).

C’est pourquoi, dit Jésus et la Bible, « il faut naître de nouveau »: Evangile selon Jean ch. 1, vers. 12,13 et chap. 3.
Cela signifie recevoir l’Esprit de Dieu comme arrhes de la vie éternelle. (2Corinthiens 1.22 et 5.5). Bref, c’est toute la Bonne Nouvelle (ou Evangile) de Jésus-Christ venu pour réconcilier les pécheurs que nous sommes avec le Dieu éternel par le pardon de nos péchés.

« Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, sans tenir compte aux hommes de leurs fautes, et il a mis en nous la parole de la réconciliation.20 Nous sommes donc ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous; nous vous en supplions au nom de Christ: Soyez réconciliés avec Dieu! 21 Celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait (devenir) péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu. » 2Corinthiens 5.19

Comment donc passer de la croyance par le mental (par l’âme) à une foi véritable – par l’esprit -, en suivant le chemin étroit d’une réelle conversion (et/ou nouvelle naissance) qui passe par une 1ère vraie conviction de péché, une réelle repentance, et le pas de foi de croire que Jésus est mort pour que son sang nous purifie de tous péchés.
C’est le 1er (et toujours semblable) prêche de Pierre en Actes des apôtres ch. 2, vers. 38,40 – ou encore ch. 10, vers. 39,48…

Bien cordialement

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