Poèmes

CONNAÎTRE DIEU CONNAÎTRE MOI 
 
Connaître Dieu ô quel programme
Quelle école et quelle formation,
Trouver qu’Il est, c’est l’abc,
Mais jusqu’à z on peut aller…
 
Ses voies ne sont pas nos pensées
Et ses pensées pas ce qu’on croit,
Il faut du temps pour s’approcher,
Encore du temps pour le toucher
En recevant jour après jour
Du puits sans fond de son amour.
 
On devient vite religieux
Avec des trucs à répéter
Avec des airs de sainteté
Des rites qu’on feint de respecter
Qu’on se fournit pour mieux L’aider
- croit-on ! – à nous aimer.
 
Mais qu’on est loin
Mais qu’on est lent
A être vrai et sans tricher
Lui dire le mal qu’on a, qu’on est
Pour qu’il puisse mieux nous accepter
Et pardonner tous nos péchés.
 
Connaître Dieu, connaître soi
Sans fioritures mais dans la foi
Que cet impur qu’en moi je vois
Dieu l’a aimé et le sauva
Donnant sa vie brisée en croix.
…Ce que je crois.
 Claude T.  07-2001 ALGDDV
 
  ***
 
JE D’ECHEC
 
La vie est comme un jeu d’échec.
Tu es les noirs, tu es les blancs
Par temps mouillé ou par temps sec
Il faut jouer ses mouvements.
 
Projeté sur un échiquier
Cheval ou pion tout à la fois
Tu vas devoir être initié
Si tu veux conserver ton… moi !
 
Des lois simples et compliquées
On ne peut pas faire l’impasse
Il vaut la peine de les chercher
Pour se donner de bonnes places.
 
Et si l’on désire triompher
Il faut aussi voir l’adversaire
Pour déjouer tous ses projets
Et vouloir le mettre par terre.
 
La vie est ce grand jeu d’échec
Où ignorants de trop de règles
On se débat pour un bifteck
On se maudit, on se dérègle ;
 
On manque de concentration
On perd de vue la direction
On lâche de nos positions
On oublie qu’on est sur un front
 
Où l’ennemi ne faiblit pas
Dans ses pressions et avancées
Sans cesse livrant le combat
Pendant qu’on rêve à des succès.
 
Il est plus fort, il va mater
Notre âme avant qu’on ait trouvé,
Qu’on ait appris et accepté
Le chemin de l’éternité.
 
Si l’on demeure sans appui
A suivre des chemins retors
Sans le secours de Jésus-Christ,
Qui serait vainqueur sur la mort ?
 
Il ne faut pas jouer pour soi
Sinon l’adversaire fait sa loi
Il faut chercher le Roi des rois
Qui seul domine les tournois
 
Pour qu’avec Lui et par la foi
Nous ne restions pas dans nos torts,
Bloqués, coincés, faits comme un rat
Devant le mat de la mort…
           
 Claude T. – ALGDJC

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A L’ENSEIGNE DE LA GALERE  
A l’enseigne de « La galère »
Loin d’un port où se trouver,
Dans les flots dans les misères,
Par gros temps à cloche-pied
On fatigue plus de lumière
Nous errons, tout est joué !
 
Etoiles et phares sont voilés,
Les gardiens morts à la guerre,
On en a fait des musées.
Plus d’espoir, où est la terre
On voudrait poser son pied.
On a cru qu’on savait faire !…
…On a dû diminuer !
            On a rangé la misaine
            Les bons vents sont tous tombés,
            On attrape des migraines
            A ne savoir où aller !
 
A l’enseigne des Corsaires
Qui nous serrent jusqu’à violer,
Au grand marché des affaires
On se trouve tourbillonnés.
On fait taire les peurs les haines
Par fusils ou par télés,
On offre des bas de laine
Pour dévier nos pensées.
            A l’enseigne de La galère
            on s’étiole en société,
            On redevient solitaire
            Même en foule, jusqu’à pleurer.
 
A l’enseigne « Faut pas s’en faire »
Des matons seront jugés,
Tous les vrais et faux corsaires
Répondront pour leurs forfaits.
 
Je crois à la Providence,
A l’amour d’un Dieu puissant,
Je crois que tous ses silences
Eprouvent nos sentiments.
Dieu patiente, Il se détourne
De nos voies d’iniquité,
Mais à leur comble Il se tourne,
Il juge et lance ses traits…
            Attention à nos manières,
            Ne pas croire n’a pas d’effet
            Sur le règne millénaire
            Du seul Dieu vivant et vrai :
            Un jour chacun hors son corps
            Devra bien Le rencontrer
            … Gare à la seconde mort
            Qui attend les réprouvés !…
 
On ne pourra guère jouer
Gagner sur tous les tableaux
Pour être réconcilier
Il faut choisir le bon lot.
 
            … Le bon lot sans les supplices
            Est pour ceux qui croient au Fils,
            Qui livré en sacrifice
            Mourut pour prix de nos vices…
            Tous les flux de nos misères
            Jésus mort ressuscité
            Les a pris pour que des fers
            Nous sortions régénérés.
 
Il n’est que foi pour bannière
Pour se défaire du péché,
Pour retrouver paix sur terre
Et du ciel l’infinité.
Le salut c’est la galère
Traversée d’un grand pardon,
C’est la grâce là où la guerre
Sévit plus qu’hors de raison,
Le pardon à qui confessent
Qu’ils ont péché, sont perdus,
Grâce à tous ceux qui professent
Qu’ils sont sauvés par Jésus.
            A l’enseigne de La galère
            Nous ne sommes plus confus,
            Quand debout devant le Père
            Nous vivons de son salut.
 
Il voit purs ses rachetés
Au travers de son Aimé
Dans la foi au Sang versé
On s’échappe des boulets :
            De l’enseigne « Fiel et amer »
            Un jour ils s’envoleront
            Les élus sans la galère
            De la terre tirant le bon,
            Des chenilles processionnaires
            Devenues des papillons.
            Volons !
 
Claude T.  07-2001 ALGDDV

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PARTIR
 
On se voit tous vieillir là
Dans nos rues, dans le quartier,
La caissière du boulanger,
Le quincaillier a fermé
Les chiens sont tenus en laisse
L’épicier s’est adapté…
 
Et parfois l’on voit partir
Un voisin pas très âgé,
Le facteur aussi blanchi
- Pourtant il n’est pas très vieux !
Plus que nos plis ses soucis
Font leur part dans ce grand jeu
Où notre temps imparti
Se réduit, se réduit.
 
Alors il faut être prêt
Sans attendre la vieillesse
Pour savoir ce qu’il en est
De l’issue de nos kermesses,
De la fin où tout commence
Autrement – Et pour où ?…
Ou qui sert juste à changer
De côté, de maisonnée.
 
Partir sans se préparer
Sans savoir pour où aller
C’est téméraire, c’est risqué
C’est ne guère avoir cherché
Le bon sens, la direction :
Si Dieu ne vient nous chercher
On l’oublie perd la raison,
Le pour quoi on est venu
Le pourquoi on laisse tout
…Sauf l’âme qui s’est formée.
 
Quand on tombe, comme un arbre
C’est d’un coup et d’un côté
Sans changer ce qui est fait.
Alors avant que demain
Ne vienne à fermer tes yeux
Pense au Ciel, pense à Dieu
Souviens-toi ou apprends vite
Le moyen d’être sauvé
D’ici pour l’éternité…
Car Dieu nous a tant aimés
Qu’il a livré son Aimé
Jésus fils d’homme et de Dieu
Sacrifié pour nos péchés.
Oui, pendant qu’il en est temps
Par tes oreilles et tes yeux
Laisse entrer le goût du Ciel
Reconnais-toi sans maison
Et crains cette condition
De mortel et de fauteur !
 
Crie misère, ouvre ton cœur
Reçois de Christ le pardon
Repens-toi, crois au Sauveur
Qui de la mort eut raison.
Alors ne périt jamais
Celui qui croit en Jésus
Mais la vie plus belle et vraie
Il reçoit par son Esprit.  
Vis !
 
2/3/11 CT ALGDDV